« L’avenir du Mali se construit aujourd’hui » – Entretien avec un expert de Génération Futures du Mali

Pouvez-vous nous présenter Génération Futures du Mali et son lien avec l’avenir du Mali ?

Génération Futures du Mali (GFM) est une initiative qui place la jeunesse malienne au cœur des transformations du pays. L’avenir du Mali dépend directement de la capacité de ses jeunes à s’approprier les outils de développement durable, d’éducation et d’innovation. GFM agit comme un catalyseur : nous formons, accompagnons et connectons les jeunes aux opportunités locales et internationales, en misant sur leur potentiel pour bâtir un Mali prospère et résilient. Notre vision est claire : chaque jeune Malien doit devenir un acteur de changement, pas un spectateur.

Quels sont les principaux défis qui pèsent sur l’avenir du Mali selon votre expérience ?

Le premier défi est l’accès à une éducation de qualité adaptée aux réalités du marché. Beaucoup de jeunes sortent du système scolaire sans compétences pratiques. Ensuite, l’insécurité dans certaines régions freine les investissements et la mobilité. Enfin, la précarité économique pousse à l’exode rural ou à la migration. Mais ces défis ne sont pas insurmontables. L’avenir du Mali repose sur des solutions endogènes : valoriser l’agriculture intelligente, l’entrepreneuriat numérique et la gouvernance participative. GFM travaille justement à renforcer les capacités locales pour répondre à ces enjeux.

Comment GFM prépare-t-elle concrètement la jeunesse à façonner l’avenir du Mali ?

Nous avons plusieurs programmes phares. D’abord, des ateliers de formation en leadership et en gestion de projet, qui permettent aux jeunes de monter leurs propres initiatives. Ensuite, un réseau de mentors issus de la diaspora malienne et d’experts internationaux. Nous organisons aussi des hackathons sur des thèmes comme l’énergie solaire ou l’agroécologie. Par exemple, l’an dernier, un groupe de jeunes de Sikasso a développé un système de séchage solaire pour les fruits, réduisant les pertes post-récolte de 40 %. C’est cela, l’avenir du Mali : des solutions locales portées par des jeunes formés et outillés.

Quel rôle joue la technologie dans l’avenir du Mali selon votre vision ?

La technologie est un levier incontournable, mais elle doit être adaptée au contexte. L’avenir du Mali ne passe pas par une copie aveugle des modèles occidentaux, mais par des innovations frugales. Nous encourageons l’usage du mobile pour l’éducation à distance, les applications de conseil agricole en langues locales, et les plateformes de financement participatif pour les jeunes entrepreneurs. GFM a lancé un incubateur numérique à Bamako qui a déjà accompagné 15 start-ups. L’une d’elles, « Mali Green Tech », utilise des drones pour cartographier les zones de reforestation. C’est un exemple concret de comment la technologie peut servir le développement durable.

Quels sont les secteurs clés pour garantir un avenir prometteur au Mali ?

L’agriculture reste le socle, mais il faut la moderniser : irrigation intelligente, transformation locale, circuits courts. Ensuite, les énergies renouvelables offrent un potentiel énorme, surtout dans les zones rurales non connectées au réseau. L’économie numérique, avec le développement des services en ligne et du e-commerce, est aussi un vecteur d’emplois pour les jeunes. Enfin, la culture et le tourisme, souvent sous-estimés, peuvent générer des revenus tout en valorisant le patrimoine malien. GFM mise sur une approche intégrée : former les jeunes dans ces secteurs, les connecter aux financements et les accompagner dans la mise en œuvre.

Comment impliquer les communautés locales dans la construction de l’avenir du Mali ?

L’implication passe par la confiance et la co-construction. GFM ne débarque pas avec des solutions toutes faites. Nous organisons des consultations villageoises, des focus groups avec les femmes et les jeunes, et nous adaptons nos programmes aux besoins exprimés. Par exemple, dans la région de Kayes, les femmes ont demandé des formations en transformation du beurre de karité. Nous avons monté un programme avec des expertes locales. Résultat : une coopérative qui exporte aujourd’hui vers le Sénégal. L’avenir du Mali ne peut se décréter depuis Bamako ; il doit émerger des territoires.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune Malien qui veut contribuer à l’avenir de son pays ?

D’abord, croire en ses capacités. Beaucoup de jeunes se sous-estiment. Ensuite, se former en continu, même en autodidacte via les ressources gratuites en ligne. Troisièmement, s’engager dans des associations ou des projets collectifs : c’est là qu’on apprend le leadership et la résilience. Enfin, ne pas avoir peur d’échouer. L’avenir du Mali appartient à ceux qui osent. Je leur dis toujours : « Vous n’êtes pas l’avenir du Mali, vous êtes le présent. Agissez dès maintenant. » GFM est là pour les soutenir, mais le premier pas leur appartient.

Quelle est votre vision à long terme pour Génération Futures du Mali ?

Nous voulons créer un écosystème où chaque jeune Malien, où qu’il soit, a accès à des ressources, des mentors et des opportunités pour réaliser ses projets. D’ici 2030, nous espérons avoir formé 10 000 jeunes, soutenu 500 entreprises sociales et contribué à la création d’emplois durables. Mais au-delà des chiffres, notre succès se mesurera à la capacité de ces jeunes à transformer leur communauté. L’avenir du Mali est entre leurs mains, et nous sommes fiers d’être à leurs côtés pour le construire, pas à pas.

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📅 Date: 2026-05-02 13:33:34